Journal
Banner rectangle 900 bellow header

La littérature et le cinéma au cœur des enjeux de construction de l’image et de l’identité

La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Béni Mellal a abrité, lundi 1 Juin 2026, les travaux d’un colloque international placé sous le thème : « Les écritures africaines et les récits audiovisuels : entre scriptibilité et visualité ». Cette rencontre est organisée à l’initiative de la Fondation du Festival International du Cinéma Africain de Khouribga et du Laboratoire de Recherche Appliquée en Littérature, Langue, Art et Représentations Culturelles (L.R.A.L.L.A.R.C), en partenariat avec l’Université Sultan Moulay Slimane.

Cette rencontre scientifique et culturelle, qui  s’est déroulée  sur deux jours, a constitué un espace de dialogue et de réflexion collective réunissant universitaires, chercheurs, réalisateurs et spécialistes venus de plusieurs pays africains, notamment du Sénégal, du Burkina Faso, du Bénin et de la République démocratique du Congo, ainsi que du Maroc. Elle vise à explorer les interactions croissantes entre la littérature, l’image, le cinéma et les représentations culturelles au sein des sociétés africaines contemporaines.

Dans son allocution d’ouverture, le président de l’Université Sultan Moulay Slimane, M. Khalid Mehdi, a souligné que cette manifestation scientifique et culturelle reflète l’ouverture de l’université sur son environnement culturel et institutionnel et renforce ses partenariats avec les principaux acteurs de la scène culturelle nationale. Il a également mis en avant la dynamique que connaît l’université dans le domaine des études cinématographiques, notamment à travers le master « Littérature et Cinéma » accrédité à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Béni Mellal, saluant le rôle scientifique joué par le laboratoire organisateur ainsi que la qualité de la coopération établie avec la Fondation du Festival International du Cinéma Africain de Khouribga.

L’intervenant a indiqué que ce rendez-vous académique s’inscrit pleinement dans l’orientation africaine du Royaume du Maroc, rappelant l’intérêt particulier que Sa Majesté le Roi Mohammed VI accorde au renforcement de la coopération Sud-Sud et à la consolidation des liens avec les pays du continent africain.

Pour sa part, le vice-doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines chargé de la recherche scientifique, M. Abdelatif Makan, a souhaité la bienvenue aux participants venus de différents pays africains, affirmant que la faculté a toujours constitué un espace de dialogue, d’échange scientifique et de partage des connaissances. Il a également rappelé les années de coopération entre l’institution universitaire et le Festival International du Cinéma Africain de Khouribga, considérant ce dernier comme l’une des principales plateformes de promotion du cinéma africain, d’autant plus qu’il se prépare à célébrer le cinquantième anniversaire de sa création.

Dans le même contexte, le directeur de la Fondation du Festival International du Cinéma Africain de Khouribga, M. Ezzedine Krirane, a qualifié le partenariat avec l’université de choix culturel stratégique visant à bâtir des passerelles durables entre la recherche scientifique et la création artistique. Il a mis en exergue la place qu’occupe désormais le festival aux niveaux africain et international, saluant les efforts déployés par l’Université Sultan Moulay Slimane dans le domaine des formations liées au cinéma et soulignant l’importance de poursuivre cette coopération au service du rayonnement de la culture et du cinéma africains.

Banner 500 middle of post

Quant au directeur du Laboratoire de Recherche Appliquée en Littérature, Langue, Art et Représentations Culturelles, M. Mounir Oussikoum, il s’est arrêté sur les concepts centraux du colloque, notamment ceux de « scriptibilité » et de « visualité », expliquant que les récits africains, qu’ils soient littéraires ou audiovisuels, constituent un outil essentiel pour consacrer le droit du continent à produire ses propres images, représentations et imaginaires collectifs, loin des modèles préétablis.

Il a affirmé que l’avenir de l’Afrique ne dépend pas uniquement du développement économique ou politique, mais également de sa capacité à s’approprier ses récits, ses images et sa mémoire collective, en harmonie avec la vision royale qui fait de l’Afrique un axe stratégique de coopération, de solidarité et de développement partagé.

Les débats académiques ont mis en évidence que les productions culturelles et les récits visuels figurent aujourd’hui parmi les principaux leviers permettant de comprendre les transformations que connaît le continent africain et d’accompagner ses trajectoires de développement. Ils ont également souligné la complémentarité créative entre les institutions culturelles chargées de la diffusion et de la promotion des œuvres, et l’université, qui offre un espace d’analyse critique et de production du savoir.

Les travaux de cette rencontre scientifique  se sont poursuivis jusqu’au 2 juin 2026 à l’École Supérieure de l’Éducation et de la Formation de Béni Mellal, avec la participation de chercheurs et d’enseignants marocains et étrangers, lors de sessions consacrées aux écritures africaines, au cinéma, à la littérature, aux médias et aux nouvelles formes de narration.

À travers cette initiative, les organisateurs réaffirment leur engagement commun en faveur du dialogue des savoirs, du rayonnement de la culture africaine et du développement de la coopération scientifique entre les institutions du continent, contribuant ainsi à consolider la place de la culture et de l’art en tant que leviers essentiels du développement et du rapprochement entre les peuples africains.

SAID FRIX ALM

قد يعجبك أيضا
اترك رد

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني.