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LÉGISLATIVES AU MAROC : L’ABSTENTION : un MESSAGE POLITIQUE Plus qu’une AUTO-EXCLUSION DÉMOCRATIQUE

Les élections législatives au Maroc du Sept, 23 a été un spectre familier qui continue d’écouler de l’ancre sur le paysage politique au Maroc à savoir « majorité silencieuse ».

Lors de ce scrutin ainsi que les scrutins précédents, l’écart marquant entre le nombre de citoyens en âge de voter et le total des bulletins exprimés a rappelé que le parti majoritaire est bel et bien celui des abstentionnistes.

Bouder les urnes constitue-t-il :

  • Un acte d’expression politique et une revendication légitime,
  • Ou s’agit-il d’une perte sèche pour la démocratie marocaine ?

Pour moi c’est une revendication politique : le cri du « parti du silence » ; s’abstenir n’est ni de l’indifférence, ni de l’apathie civique. C’est un acte de protestation consciente. Le non-vote devient une sanction. Il exprime un rejet du jeu politique traditionnel marqué par des programmes interchangeables, sans saveur, et un grand déficit de la redevabilité des élus…

De ce fait, l’abstentionniste envoie un signal clair : Ce n’est surtout pas un manque de patriotisme, mais surtout une perte de confiance envers la capacité des partis à changer le quotidien des citoyens.

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​L’abstention massive au Maroc affaiblit plus qu’il ne sert le citoyen ! Parce que s’abstenir ne bloque pas le processus électif. Les sièges au Parlement sont attribués indépendamment du taux de participation. L’abstention, elle, est rapidement assimilée à du désintérêt passif plutôt qu’à un message politique structuré.

​Cependant et à mon humble point de vue, il s’agit d’un ​Symptôme d’une crise de médiation. L’abstention au Maroc doit être analysée pour ce qu’elle est : un symptôme d’une crise de médiation entre les citoyens et les partis.

​Considérer le boycott électoral comme une simple perte démocratique reviendrait à ignorer la profondeur du problème.

En effet, et toujours selon mon humble vision,

  • D’un cote répondre aux attentes du peuple marocain qui s’attache fortement à la dynastie Alaouite : le chef de gouvernement doit être nommé hors des partis politiques car c’est la partie la plus dominante avec plus de 62%.
  • Donner une leçon aux acteurs dans les partis politique de revoir leurs stratégies et programmes concrets ainsi que leurs manières de parler avec ceux qui sont sensés leurs donner des voix.

Le but est d’asseoir une vie politique saine basée sur une confiance quasi totale entre élus et électeurs.

Par Hassan

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