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Entre éthique, droit et médecine : les défis du don et de la transplantation d’organes humains et non humains

En partenariat avec ISPITS ( Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé ) de Beni Mellal, le laboratoire de recherche   en innovation  , politiques économiques et développement  et  la  faculté d’économie et de gestion  ont  organisé un colloque international sous le thème « Don et transplantation d’organes humains et non humains : visions et approches » les 22 et 23 Avril 2026 au pôle des études doctorales Mghila , Beni Mellal

 

S’exprimant à cette occasion , Dr Mouhsine Idali , directeur du pôle des études doctorales, université Sultan Moulay Slimane , Beni Mellal a souligné que le thème du don et de la transplantation d’organes humains et non humains est un sujet d’actualité, au cœur de débats idéologiques, politiques et sociaux, avec des répercussions majeures sur les politiques publiques. Ces thématiques permettent aux doctorants d’acquérir une connaissance encyclopédique pour plaider sur des questions de « sécurité sanitaire » et de « sécurité alimentaire ». À l’ère de la mondialisation, les concepts classiques sont bouleversés par l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle, ce qui nous oblige, en tant qu’académiciens, à repenser nos problématiques La réalité du don d’organes aujourd’hui n’est plus celle d’il y a dix ans. Je souhaite plein succès à cette rencontre, a-t-il fait savoir

 

De son côté le vice-Doyen de la Faculté d’économie et de gestion M Derkaoui a souligné que le don d’organes est devenu un acte humain noble, symbole de solidarité pour sauver des vies .Malgré sa haute valeur morale, il soulève des questions complexes liées à la dignité humaine, au cadre réglementaire et au financement. Nous espérons que vos débats aboutiront à des recommandations pratiques pour soutenir les politiques publiques et promouvoir la culture du don . La Faculté d’Économie réaffirme son engagement envers les grandes causes sociétales et la recherche multidisciplinaire au service du développement durable.

 

Pour sa part ,  professeure Essaada Belglaiaa ,directrice adjointe chargée de la recherche scientifique , de la formation continue et de la coopération à ISPITS a déclaré que cette conférence n’est pas un simple rendez-vous académique passager, mais constitue un espace de dialogue formel et une plateforme scientifique regroupant une élite de chercheurs, de spécialistes et d’experts, venus du pays comme de l’étranger. L’objectif est d’engager une réflexion collective sur les diverses dimensions médicales, juridiques, éthiques, sociales et psychologiques liées au don et à la transplantation d’organes, en tant que problématique contemporaine nécessitant une synergie des efforts et une complémentarité des visions.

 

Elle a ajouté que le  don d’organes est devenu aujourd’hui un indicateur du progrès des sociétés et une incarnation vivante des valeurs de compassion, d’altruisme et de sauvetage de vies humaines. C’est pourquoi la diffusion de cette culture est une responsabilité collective que nous partageons en tant qu’institutions universitaires, organismes de santé, acteurs de la société civile, médias et forces vives de la nation.

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Et de conclure que c’est dans cette optique que s’inscrit l’organisation de cette conférence, portés par notre conviction du rôle crucial de la recherche scientifique pour accompagner les transformations sociétales, contribuer à la proposition de solutions et ouvrir de nouveaux horizons pour un débat responsable au service de l’être humain, afin de préserver sa dignité et de renforcer son droit aux soins et à la vie.

 

La réflexion sur ce sujet, dans les domaines des sciences sociales et de leurs droits, peut sembler quelque peu étrange aux non-initiés, cependant cela ne masque pas son importance et sa pertinence, au vu de l’ampleur des problèmes et des enjeux qu’elle engendre, ainsi que de l’intensité des souffrances physiques, psychiques et sociales auxquelles est confrontée une large tranche de la société, notamment lorsque leur maladie chronique les amène à recourir à la greffe d’un organe spécifique, tel que la cornée, le rein, la moelle osseuse ou les cellules souches, avec ce que cela implique de besoin, de privation et de fragilité sociale, qui empêchent souvent leur accès aux soins nécessaires. Ainsi, le parcours du patient ou de la patiente commence par la recherche de dons possibles, et l’accompagnement médical et social indispensables, qui dépasse largement leur faibles ressources financières, comparées au coût des dons, des greffes et des traitements. Face à cette situation, la plupart des familles et l’État doivent supporter les coûts financiers de ces maladies chroniques, tandis que les patients, eux, endurent l’amertume de l’exclusion et de la stigmatisation sociales. Nous sommes donc face à un phénomène complexe, aux dimensions culturelles, religieuses, juridiques, médicales et sociales par excellence, accompagnées d’une certaine ambiguïté, d’hésitation, et d’une interdiction légale et religieuse, renforcée par un rejet notable de cette forme de traitement au sein de la culture sociale dominante, en raison des effets négatifs des facteurs socio-culturels. Cela se manifeste clairement dans la pression des représentations socio-culturelles que la culture religieuse islamique diffuse autour du corps et de ses atteintes, sous toutes ses dimensions.

Ces  problématiques, en effet, permettent de poser un certain nombre d’interrogations. Quel est le sens du don d’organes humains et non humains ? Quelle est la nature des visions religieuses et juridiques encadrant la question du don et de la transplantation d’organes ? Comment peut-on identifier les problèmes issus du diagnostic médical et de l’accompagnement thérapeutique ? Dans quelle mesure peut-on décrire la nature du savoir médical concernant les opérations de don et de transplantation ? Quelle est la place de cette question dans les politiques médicales et sociales du ministère de la Santé ?

Il est possible que l’approche de ces questions, et d’autres problématiques, au cours de ce colloque international, constitue un véritable pilier pour les différents acteurs analysant la réalité du don et de la transplantation d’organes humains et non humains dans la société marocaine, notamment au niveau régional, et afin de sensibiliser les autres acteurs sociaux, les chercheurs académiques, et les étudiants, de différentes catégories, à une approche scientifique des phénomènes et des problèmes sociaux actuels dans la société marocaine dans son ensemble. Le colloque international présente donc les approches suivantes : l’approche biologique du don et de la transplantation d’organes humains et non humains ; l’approche religieuse du don et de la transplantation d’organes humains et non humains ; le droit et la question du don et de la transplantation d’organes humains et non humains ; la médecine et l’importance du don et de la transplantation d’organes humains et non humains pour sauver la vie des patients ; les approches sociologiques et psychologiques de la question du don et de la transplantation d’organes humains et non humains ; l’expérience des patients et leur parcours d’attente, souffrance, exclusion, etc. ; les politiques publiques et l’accès aux soins de santé (rôle de l’État, coût, couverture santé, etc.) ; enfin, les représentations culturelles et la culture religieuse dominante, qui diffèrent un peu de la vision religieuse officielle.

Notons que les séances scientifiques , lors de ce colloque international , ont porté , entre autres, sur la transplantation et le don d’organes humain et non humains , les contraintes , les différentes visions et approches religieuses , philosophiques…

SAID FRIX ALM

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