En présence de plusieurs personnalités et acteurs issus des mondes de l’art, de la culture, de la recherche, du sport et du mouvement associatif, Khénifra a abrité, vendredi 21 août 2026, la cérémonie d’ouverture de la 7e édition du Festival international « Ajdir Izouran », une manifestation culturelle et artistique dédiée à la valorisation de la mémoire locale, de l’identité et du patrimoine amazigh.
La cérémonie officielle, organisée dans la grande salle du siège de la préfecture de la province de Khénifra, s’est déroulée en présence notamment du gouverneur de la province, ainsi que de plusieurs responsables, élus, acteurs associatifs et culturels et artistes. Elle a été marquée, en ouverture, par l’accueil officiel des invités et l’exécution de l’hymne national.
L’un des temps forts de cette cérémonie a été la lecture d’extraits du discours royal prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Ajdir, le 17 octobre 2001. Cette référence à cette étape historique rappelle l’importance de cette date dans le processus de consécration de la culture et de l’identité amazighes comme composante à part entière de l’identité nationale marocaine.
Hommage à des figures de l’art, du sport et de la culture
La cérémonie d’ouverture de cette 7e édition a également été marquée par un hommage rendu à plusieurs personnalités ayant accompli des parcours remarquables dans différents domaines, dans un geste visant à saluer leur contribution, leur créativité et leur excellence.
Le gouverneur de la province de Khénifra a ainsi remis des distinctions aux personnalités honorées, à savoir l’artiste Bouazza El Arabi, l’artiste Fatima Wamarch, le chercheur El Mekki Akzour, la championne sportive Latifa Aâba et la docteure Oum Hani Dilani.
À travers ces hommages, le festival entend élargir le champ de la reconnaissance à différentes formes de contribution, en allant au-delà du seul domaine artistique pour englober également la recherche, la culture, le sport et l’excellence académique.
Cette séquence a apporté une dimension humaine particulière à la cérémonie, en mettant en lumière des personnalités qui ont, chacune dans son domaine, contribué à enrichir la scène culturelle et sociale, aux niveaux local et national.
À l’issue de la cérémonie officielle, les participants se sont dirigés vers l’espace d’exposition, où une délégation comprenant le président de la Fondation Rouh Ajdir Atlas Khénifra, des membres de la direction de la fondation, ainsi que des acteurs associatifs et des artisans, a procédé à l’ouverture d’un espace dédié aux produits de l’artisanat, aux coopératives agricoles et aux différents métiers, outre des produits à base de plantes médicinales et alimentaires.
Cette exposition, qui réunit des coopératives issues de plusieurs villes, constitue une autre composante importante du festival. Elle met en avant le savoir-faire des artisans et la diversité des produits des coopératives, tout en illustrant les liens étroits entre le patrimoine culturel local et un tissu économique et social fondé notamment sur l’artisanat et les produits du terroir.
Une soirée musicale aux rythmes de l’Atlas

La soirée s’est ouverte par une prestation collective réunissant plusieurs musiciens, percussionnistes et artistes du chœur, notamment Ali Hassani, Ridouane Mohsen, Ihya Mohamed, Saïd Aqchmir, Aâbou Si Mohamed, Benkan Mustapha, Challa Mohamed, Jijane Mohamed O Taleb et Nourredine El Othmani, aux côtés de plusieurs interprètes participant au volet consacré aux percussions.
Le chœur féminin a réuni, pour sa part, Zineb Aït Ishak, Fatima Hati, Mouna, Chadia, Saïda Atlas et Latifa M’rirt.
Le public a ensuite assisté à plusieurs prestations d’Ahidous, avec la participation de la troupe Atlas d’Ahidous, de la troupe Tinghir et de la troupe de Krouchen. Des performances qui ont permis de faire revivre sur scène l’une des expressions collectives les plus emblématiques et les plus profondément enracinées dans la culture de l’Atlas.
Hamdallah Rouicha revisite le répertoire de son père
La soirée a également été animée par plusieurs artistes, dont Anouar El Fakir, de Khémisset, et Ali Azlamaz, avant de laisser place à Hamdallah Rouicha, qui a interprété une sélection de chansons issues du répertoire de son défunt père.
Cette prestation, particulièrement empreinte d’émotion, a permis au public de renouer avec une partie de la mémoire musicale de la chanson de l’Atlas et de redécouvrir un répertoire profondément ancré dans l’identité artistique de la région.
La soirée s’est achevée avec la participation de l’artiste Aïcha Maya, offrant au public un spectacle qui a fait dialoguer musique collective, Ahidous et chanson amazighe de l’Atlas dans la diversité de ses expressions.
« Ajdir Izouran », entre mémoire, culture et développement
À travers la diversité de sa programmation, la 7e édition du Festival « Ajdir Izouran » confirme sa volonté de dépasser le cadre classique d’une manifestation artistique pour faire de la culture un espace de valorisation de la mémoire, de l’identité et du patrimoine, tout en encourageant la création et en mettant en avant l’artisanat et les coopératives.
La combinaison des hommages, de l’exposition et des prestations artistiques confère ainsi à cette manifestation une dimension plurielle, faisant du festival un espace de rencontre entre générations et expériences, mais également une vitrine destinée à promouvoir le patrimoine culturel et artistique de la province de Khénifra et de son espace atlasique.
Avec l’ouverture de cette 7e édition, Khénifra entre ainsi pleinement dans l’ambiance du Festival « Ajdir Izouran », un rendez-vous qui place la culture, la mémoire et le patrimoine au cœur de sa programmation, tout en offrant au public l’occasion de rendre hommage à des personnalités ayant marqué, chacune à sa manière, les scènes culturelle, artistique et sportive, et de renouer avec un patrimoine qui demeure l’une des expressions majeures de l’identité et de la mémoire collective de la région
FRIX ALM
