Dans le cadre du projet de leadership féminin, en perspective d’une gestion locale fondée sur la parité, comme mécanisme pour réaliser l’égalité effective, financé par le fonds dédié à l’encouragement de la représentation des femmes dans les instances locales ministère de l’Intérieur, une rencontre de communication et de sensibilisation a été organisée le vendredi 14 août 2026 au centre culturel d’Azilal.
Dans une déclaration à ALM , le président de l’association de communication pour le développement local , Imlil , Demnat, Abderrahim Jammar , a souligné que concernant le programme du Projet de leadership féminin en perspective d’une gestion locale fondée sur la parité comme mécanisme de promotion de l’égalité effective, l’association poursuit la mise en œuvre de cette initiative dans le cadre de ses efforts visant à renforcer la participation citoyenne et à soutenir la présence des femmes dans la gestion de la chose publique. Ce programme, a-t-il ajouté , a notamment pour ambition de contribuer à l’amélioration de la participation des femmes, particulièrement dans les zones rurales, et à leur permettre de jouer un rôle accru dans la vie publique et locale.
À ce titre, a-t-il conclu , il convient de rappeler quelques-uns des principaux objectifs du projet. Il s’agit, en premier lieu, de renforcer la représentativité des femmes et leur participation à la vie politique, civile et locale. Le projet vise également à faire connaître les droits et les devoirs liés à la participation à la vie publique, ainsi qu’à promouvoir la culture de l’égalité et de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes.
Ce ne sont là que quelques-uns des objectifs du programme. Pour assurer sa mise en œuvre concrète, l’association a organisé plusieurs rencontres de communication et sessions de formation au profit des actrices associatives, des élues ainsi que d’un certain nombre de femmes souhaitant se porter candidates aux prochaines échéances électorales. À travers ces actions, l’association réaffirme son engagement à poursuivre ses efforts en faveur de l’autonomisation des femmes, du renforcement de leurs capacités et de l’élargissement des espaces qui leur sont ouverts pour participer à la gestion de la chose publique.
Dans cette perspective, l’association appelle les différents partis politiques à renforcer leur présence sur le terrain, à mettre en place des programmes réguliers d’encadrement et de formation au profit des femmes et à leur ouvrir davantage la voie pour assumer des responsabilités au sein des structures partisanes et des institutions élues.

D’après les interventions qui se sont succédé lors de cette rencontre,« Les femmes ne sont pas simplement un réservoir électoral que l’on mobilise à l’occasion des campagnes électorales. Elles sont des partenaires à part entière dans la vie politique, civile et dans le processus de développement. » Il est donc nécessaire, selon l’association, de passer d’une logique de mobilisation électorale conjoncturelle à celle d’un encadrement et d’une formation politiques permanents, permettant aux femmes d’acquérir les compétences et les moyens nécessaires pour exercer pleinement leurs responsabilités.
L’association considère également que le programme d’encouragement de la représentativité des femmes constitue un signal positif et une initiative importante de la part du Fonds d’appui dédié à la promotion de la représentation féminine, particulièrement dans un contexte marqué par un recul notable des mécanismes d’encadrement politique et civil. Elle souligne toutefois que la promotion de la représentativité des femmes ne saurait relever de la seule responsabilité de la société civile. Elle nécessite un engagement sérieux et responsable des partis politiques, ainsi qu’une conjugaison des efforts de la société civile, des institutions élues et des différents acteurs concernés, afin de garantir une participation féminine réelle, effective et substantielle.
En conclusion, l’association souligne que la lutte contre les pesanteurs de la société patriarcale et contre les mentalités stéréotypées qui lui sont associées constitue l’un des principaux défis à relever pour favoriser une participation accrue des femmes à la vie publique et politique. Cette lutte ne peut cependant se limiter à l’adoption de lois et de textes juridiques. Elle doit également s’appuyer sur un travail permanent de sensibilisation, d’éducation et de promotion culturelle, destiné à ancrer durablement les valeurs d’égalité et d’égalité des chances.
Une telle responsabilité doit être partagée par l’ensemble des composantes de la société, notamment la famille, l’école, les partis politiques, la société civile, les médias et les institutions élues, qui sont tous appelés à contribuer à l’émergence d’une culture sociale et politique reconnaissant pleinement aux femmes leur place et leur rôle dans la gestion de la chose publique.
SAID FRIX ALM
