L’École privée de l’enseignement traditionnel Cheikh Sidi Ibrahim Bassir, située à Bni Ayat, a accueilli, lundi après-midi, la rencontre inaugurale de l’année scolaire 2026-2027, placée sous le thème : « L’enseignement traditionnel et son rôle dans la formation de l’individu : vision royale et préservation de l’identité marocaine ». Cette manifestation s’est déroulée en présence du gouverneur de la province d’Azilal, Hassan Zitouni, ainsi que de plusieurs responsables territoriaux, administratifs et sécuritaires, de représentants du secteur des affaires islamiques, des cadres pédagogiques et des étudiants de l’établissement.
Cette rencontre éducative et scientifique a constitué une occasion de mettre en lumière la contribution de l’enseignement traditionnel à la préservation du patrimoine religieux et culturel du Royaume, ainsi que son rôle dans la transmission des valeurs morales, éducatives et citoyennes. Elle s’inscrit dans le cadre de l’intérêt particulier accordé par Amir Al-Mouminine, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à cette composante historique du système éducatif marocain.
Les travaux ont débuté par la récitation de versets du Saint Coran, suivie de l’exécution de l’hymne national. Des allocutions inaugurales ont ensuite été prononcées par le directeur de l’établissement et le délégué régional des affaires islamiques de la région Béni Mellal-Khénifra, le docteur Abderrahim Maskour. Les intervenants ont souligné l’importance de l’enseignement traditionnel dans l’articulation entre l’acquisition des connaissances et l’encadrement éducatif, tout en rappelant sa vocation de former des générations profondément attachées à leurs valeurs religieuses et nationales.
Sur le plan scientifique, la rencontre a été marquée par une conférence consacrée à la formation de l’individu au sein des établissements d’enseignement traditionnel. Intitulée « Les écoles de l’enseignement traditionnel et leur mission de formation de l’individu : éducation au savoir, aux valeurs, au comportement et à la citoyenneté », cette intervention a été animée par la docteure Oum Hani Dallali, professeure de l’enseignement supérieur à l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès et chercheuse en études culturelles.
La conférencière a notamment mis en évidence la nécessité de conjuguer savoir, éducation et comportement responsable pour favoriser l’épanouissement d’une personnalité équilibrée, capable d’interagir positivement avec son environnement.

Des apprentissages académiques aux espaces de créativité
Au-delà des échanges scientifiques, le programme a également accordé une place importante aux prestations éducatives et artistiques présentées par les étudiants de la Zaouïa Bassiria. Ces interventions ont illustré plusieurs dimensions de leur formation et mis en évidence la capacité de l’établissement à mobiliser l’expression artistique et la créativité pour faire connaître son patrimoine scientifique et culturel.
Les prestations ont notamment pris la forme de mots de bienvenue en arabe, en amazighe, en français et en anglais, ainsi que de scènes théâtrales évoquant l’histoire de la Zaouïa Bassiria et la place de la langue arabe. D’autres séquences ont été consacrées à la symbolique du « Sultan des étudiants », une tradition associée à la vie estudiantine dans les institutions d’enseignement traditionnel.
Les étudiants ont également démontré leur maîtrise des textes de référence linguistiques et scientifiques à travers un débat poétique et des lectures de l’Alfiyya d’Ibn Malik, célèbre ouvrage de grammaire arabe. Le programme a été enrichi par des chants de louange du Prophète, des séances de samaâ — consacrées à l’écoute de chants spirituels — ainsi que des hymnes éducatifs et patriotiques célébrant le savoir, la connaissance et l’attachement à la patrie.
La rencontre s’est achevée par des prières en faveur d’Amir Al-Mouminine et de la patrie, dans une atmosphère témoignant de l’attachement de l’établissement à sa vocation religieuse et éducative, ainsi que de sa volonté de poursuivre sa mission d’encadrement et de formation des jeunes générations.
SAID FRIX
