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Entretien avec Nasr Eddine El Houfi, artiste âgé de 20 ans et président de l’Association Actoria pour la Culture et le Développement

« Le cinéma et l’audiovisuel ont toujours été pour moi un miroir créatif. »

 

Le jeune artiste Nasr Eddine El Houfi qui s’exprime à travers le dessin , la peinture , le design 3D , le théâtre et la scénographie nous fait part de sa passion qui lui a ouvert de nouveaux horizons artistiques. Nous l’avons rencontré à Beni Mellal ,samedi 7 février 2026 lors de la présentation de la pièce de théâtre « Actrophobia »

 

Pourriez -vous d’abord  nous  parler de  votre parcours artistique ?
Nasr Eddine El Houfi: je suis un artiste qui combine le dessin traditionnel et l’art numérique. J’ai vingt ans, un baccalauréat en arts appliqués et une licence en littérature anglaise, spécialité cinéma. Je m’exprime à travers le dessin, la peinture, le design 3D, le théâtre et la scénographie. Le cinéma et l’audiovisuel ont toujours été pour moi un miroir créatif. Je me suis spécialisé dans les effets visuels et l’animation 3D, en réalisant des films qui portent ma vision personnelle. Plus récemment, je me suis orienté vers l’écriture romanesque afin de mêler image et texte, couleurs et mots, pour créer un univers artistique cohérent.

Quand et dans quel contexte l’Association Actoria pour la Culture et le Développement, dont vous êtes président , a-t-elle été créée ?

L’association a été fondée le 5 juillet 2024. Il s’agit d’une organisation civile récente qui œuvre pour la promotion de la culture, du développement et de l’encadrement éducatif au niveau local. Notre action est centralisée, sans sections locales ni régionales. La gestion est assurée par un bureau élu pour deux ans, que je préside actuellement.

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Quels sont les principaux domaines d’intervention de l’association ?

Nos activités s’articulent autour de quatre axes majeurs. Nous accordons une grande importance à l’encadrement éducatif afin d’accompagner le parcours scolaire des jeunes. Nous organisons également des actions culturelles et artistiques dans divers domaines comme la musique, la poésie, le théâtre, le cinéma et les arts plastiques. Par ailleurs, nous proposons des activités récréatives et des programmes de développement des compétences pour renforcer la personnalité et les aptitudes des bénéficiaires.

Vous  avez présenté  la pièce « Actrophobia » au centre culturel à BeniMellal. Pouvez-vous nous en parler ?
« Actrophobia » est une pièce écrite et mise en scène par Farah El Khaoui, avec une scénographie que j’ai conçue. Elle réunit plusieurs comédiens : Zineb El Omrani, Farah El Khaoui, Iman Ben Kaârir, Aya El Boustawi, Hamou Oukhloud et moi-même. L’œuvre se déroule dans un espace symbolique qui dépasse le simple décor pour devenir un univers intérieur où se croisent peurs, rêves et souvenirs. Les personnages, bien que différents, se posent tous la même question : que signifie se tenir face à la lumière, et que se passe-t-il lorsqu’elle s’éteint ? La pièce explore ainsi la tension entre le désir de paraître et la peur de se dévoiler.

 

 Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes qui  voudraient  se lancer dans le domaine du  théâtre ?
Je leur conseille d’exprimer leur créativité avec spontanéité. Ce que certains considèrent comme anodin peut devenir un véritable acte artistique sur scène. Il ne faut pas avoir peur d’expérimenter des formes nouvelles ou non conventionnelles. Oser, c’est souvent être sur la bonne voie.

Vous travaillez également sur un film intitulé « Afterlight ». De quoi s’agit-il ?

« Afterlight » est un film de science-fiction post-apocalyptique. L’histoire se déroule dans un monde où ni les humains ni les machines ne sont réellement victorieux. Ce n’est pas un récit de guerre, mais plutôt une réflexion sur ce qui subsiste après la destruction. Deux unités robotiques sont envoyées en mission pour trouver une terre encore habitable, capable d’offrir un nouveau départ à l’humanité. Leur voyage à travers des territoires hostiles les confronte à une nature violente et à des machines incontrôlables. La mission réussit, mais à un prix élevé. Il s’agit d’une production indépendante marocaine. Le film mêle science-fiction, drame et action. Il est multilingue : darija marocaine, arabe classique, anglais et coréen. J’en assure le concept original, le scénario, la réalisation, le design, l’animation ainsi que la musique originale.

Propos recueillis par SAID FRIX ALM

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